COURANT ALTERNATIF --- chroniques du Calavon

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Deuil et mort

Deuil et mort

Les thèmes du deuil et de la mort reviennent souvent dans nos réflexions sur le net. Tout simplement parce que ces deux ‘évènements’ sont à l’origine de toutes nos méditations sur la vie.

Le deuil, parce que lorsqu’il vous atteint, et il ne peut que vous atteindre un jour ou l’autre, sauf cas exceptionnel, est le déclencheur d’un processus de questionnement tout à fait remarquable. La perte d’un être très proche et très cher, bouleverse l’organisation des cellules de nos centres nerveux et donne naissance à des neurotropes qui se fixent sur notre système neuro-végétatif. Ces virus, en quelque sorte, produits d’un choc affectif très violent, d’un côté dérèglent notre capacité de réflexion, de l’autre stimulent notre aptitude à nous projeter vers un niveau supérieur de conscience. 

Pendant la vie de chaque jour, lorsque rien de très grave ne se passe, les discours de nos prêtres nous suffisent largement pour alimenter notre activité psychique à un niveau qui n’est que subliminal. Nous sommes plus portés à nous occuper de nos petites affaires humaines : notre santé, notre famille, notre réussite sociale, notre alimentation, nos amours... qu’à des réflexions plus profondes. 

Est-ce à dire que tout ce processus est purement mécanique. Là est la vraie question !

S’il ne s’agit que de cela, alors notre présence sur terre est en effet un simple et court hasard : nous ne sommes rien avant, pas grand chose pendant, et définitivement rien après. Le déséquilibre provoqué par le deuil n’est qu’une panne dans la machine humaine et rien de plus...

Quant à la mort, si nous continuons à adopter le même raisonnement que pour le deuil, elle ne serait donc que la fin de la vie. Comme un arbre meurt, est coupé, est brûlé, disparaît définitivement, cendres d’un foyer répandues comme engrais dans le potager. 

Nous ne pouvons nous inscrire dans cette problématique qui ramène la vie et les sentiments qui nous animent à un niveau intolérable, ignorant de toute spiritualité et porteur de sombres perspectives. 

Si ce cerveau est capable de générer des sentiments, on doit s’interroger sur le sens de ces sentiments. Pourquoi les avoir inventés ? Si un deuil nous trouble tant, il doit bien y avoir une raison à tout cela. Si nous n’étions que des mécaniques, bien conçues, certes, mais tout de même simples robots, l’ingénieur qui nous aurait construit aurait donc rajouté une pincée d’amour par çi, une pincée de tristesse par là, quelques mémoires de jalousie et de haine.

Non, l’être humain n’est pas qu’un ordinateur ultra complexe, il est aussi une certaine énergie cosmique en liaison étroite avec cette énergie qui a fait et qui gouverne le monde.

Ainsi, deuil et mort, actes fondamentaux de l’existence, sont-ils l’occasion de nous dégager un peu de la lourdeur de notre vie matérielle et charnelle, afin de nous élever vers des hauteurs cosmiques ; le deuil, grâce à l’impact émotionnel qui nous frappe ; la mort, par la réflexion qu’elle engendre, quant à son prolongement dans l’au-delà.

C’est grâce à ces catastrophes que nous sommes autre chose que de la chair et du sang. La mort sépare l’énergie qui est en nous, notre rayonnement cosmique, de notre corps qui lui peu à peu va disparaître. Nous rejoignons alors cette espèce de voie lactée invisible qui nous entoure et nous nous intégrons totalement à cet extraordinaire aventure cosmique dont nous ne connaissons pas l’aboutissement. 

J-LdL



13/09/2012
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