COURANT ALTERNATIF --- chroniques du Calavon

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Erreur de jugement

 

 

 

Erreur de jugement

 

 

La grande manifestation et les grèves des magistrats se révèlent être une erreur de jugement, une de plus diront les mauvaises langues.

En effet, la conférence de presse du Président de la République a rétabli la vérité quant aux chiffres qui prouvent clairement que la Justice a reçu des moyens pour faire son travail dans des conditions acceptables, malgré les nécessaires restrictions budgétaires de la fonction publique et même si d’autres efforts sont souhaitables.

Il s’agissait donc bien d’un mouvement purement politique, mené par des opposants au gouvernement actuel dans le but de déstabiliser le Président.

Cela veut donc dire que notre Justice est partisane, on peut ajouter, et même quelques fois à la limite du sectorisme. On retrouve d’ailleurs en tête des manifestations, des noms connus de magistrats très médiatiques qui se sont illustrés par des acharnements un peu suspects et/ou des ambitions politiques.

Les Français, comme d’habitude, bien manipulés par les sondages, ont soi-disant approuvé à plus de 60 % cet accès de colère, tout en demandant que l’on punisse les coupables. Or, les fameux coupables ont été découverts, quelle chance, dans le maillon faible de ce triptyque :

JUSTICE - ADMINISTRATION PENITENTIAIRE - POLICE... c’est donc la faute des prisons !

On ne peut condamner sans nuance, une profession confrontée à longueur d’année aux mystères de la personnalité humaine. Y-a-t-il travail plus difficile que d’essayer de comprendre, de juger le pourquoi des actes d’hommes et de femmes ? En sachant que le verdict risque de remettre en cause tout l’avenir des justiciables.

L’avocat est là pour défendre son client, et il n’a pas d’état d’âme,sauf culpabilité évidente... et encore !

Le juge quant à lui doit ‘acquitter’ ou ‘condamner’ à partir de témoignages, d’éléments d’enquêtes, de preuves plus ou moins évidentes, de déclarations, en tenant compte de ses convictions profondes.

On imagine la complexité de ces responsabilités, qu’à l’évidence on ne peut confier qu’à un homme ou à une femme, en dehors de tout soupçon et dont la bonne foi ne pourrait être remise en cause.

Et bien non ! Même dans ce métier, les influences extérieures sont toujours présentes, les dérapages possibles, les erreurs d’appréciation nombreuses et, hélas les idéologies bien présentes.

En France, nous vivons dans une société totalement soumise aux idéologies, à la politicaillerie, aux mesquines querelles d’opinion politique entre voisins, collègues, relations et même dans les familles.

Et on s’étonne après que notre Pays s’enfonce peu à peu vers le bas du tableau des pays modernes, que rien n’avance et que l’ambiance, hélas, se dégrade de plus en plus et que des fonctionnaires chargés de la justice se permettent au mépris des lois, sans préavis, de manifester et de faire la grève.

JLdL



01/03/2011
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