COURANT ALTERNATIF --- chroniques du Calavon

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Être et penser

Être et penser

 

Depuis de nombreuses années, l'hypothèse de la séparation de la pensée et du corps a fait réfléchir les philosophes.

 

Pour les uns, l'origine de la pensée serait extérieure à l'homme ; une sorte d'entité universelle aux multiples facettes gouvernerait toutes nos idées et donc nos actions.

 

Au contraire, les autres estiment qu'incluse dans l'être humain, la pensée serait la marque de Dieu inspirant l'homme, tout en lui laissant une certaine liberté.

 

Discussions sans fin comme le pense JB Brenet historien de la philosophie.

 

On ne peut écarter la supposition d'une pensée qui ne serait qu'une simple faculté, ayant pour objet la connaissance et son application pratique, mais limitée à un réflexe purement organique dépendant de l'activité des neurones. Ainsi, on se débarrasserait de toute influence intérieure ou extérieure, sous contrôle d'une puissance divine. On peut en effet estimer que le corps est mathématiquement apte à inventer la pensée, et que celle-ci évolue en même temps que le cerveau de l'être humain.

 

Cette théorie est tout à fait acceptable pour les intelligences qui sont convaincues que nous venons du néant et qu'avec la mort, nous retournons dans le néant.

 

Mais confronté à l’impénétrable mystère de la présence de l'homme sur terre, à l’immensité infinie de l’univers, nous avons laissé se développer au fond de nous-même une petite flamme, une interrogation, un désir de recherche de la vérité : car c'est obligatoire, il y a une force dans l'ailleurs, une volonté, quelque chose qui englobe tout ; qui n'a pas eu de commencement car elle est tout, l’avant, le pendant et l’après ; qui nous dépasse totalement et que l'on ne peut décrire avec nos mots, ni même l’imaginer. Une pensée venue on ne sait d’où, a germé dans notre cerveau ; elle est peut-être capable de nous élever vers des niveaux de conscience supérieurs, vers une certaine spiritualité qui nous rapprochera de l'énergie cosmique créatrice. 

 

Notre pensée, celle qui n'est que mécanique, pourrait donc s'ouvrir sur une pensée mystique, inspirée par le cosmos, pour répondre à l'angoisse existentielle qui dort au fond de nous-même. Fortifiée par le souffle divin, refuge de la dignité humaine comme le dit Pascal, elle participerait, millénaires après millénaires, à notre rédemption qui n'est en rien un rachat mais au contraire une ouverture méritée vers la lumière.

 

Car à partir du moment où l’on croit intuitivement qu'il y a un principe supérieur au-dessus de l'homme, on peut logiquement en déduire que nous ne sommes pas des naufragés sans ressources et sans avenir dans cet univers ; qu'il y a un navire qui tourne autour de notre île mystérieuse ; qu'il est là, à nous attendre, prêt à nous recueillir pour nous emmener ailleurs, cet ailleurs de la vérité et de la sérénité.

 

L'énergie cosmique qui englobe toutes les énergies humaines pendant la vie et la mort, nous a donné la capacité de penser aux réalités de la vie, et aussi, aux mystères de l'univers. Cette faculté n'est pas apparue, elle est née au sein même de l'homme en même temps que celui-ci naissait. Elle est la graine de l'énergie qui va nourrir notre méditation et nous permettre de mieux supporter la fatalité de la vie.

 

JLdL



07/09/2015
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