COURANT ALTERNATIF --- chroniques du Calavon

COURANT ALTERNATIF --- chroniques du Calavon

Il n'y a rien d'autre ?

 

Il n’y a rien d’autre ?

 

L'histoire d'un jour, c'est l'histoire d'une vie : du matin jusqu'au soir, de la naissance jusqu'à la mort.

 

Et l'on retrouve toujours le tout dans l'infiniment petit ; une seconde qui résume un siècle, mais une seconde c'est très long et en même temps très court par rapport à un siècle ! Et un siècle ce n'est rien, si on le compare aux milliards d'années-lumière de l'aventure de l’univers.

 

Quant à l'être humain, peut-on considérer comme insignifiante sa présence dans la galaxie?

 

On pourrait croire, on pourrait craindre que cet homme n'est rien, qu'un électron parmi les autres ; qu’il est là, dans la foule, au milieu de la foule une tête qui avance, poussé par les autres vers un destin qu'il ne mesure pas. Il ne peut que marcher car il est prisonnier d'une foule qui marche. Mais en piétinant la terre, il a le temps de réfléchir, de se dire qu'il a faim, qu'il a soif, que cette femme qui se presse contre lui, peut-être malgré elle, est celle qui l'attend ; il est là avec ces petites pensées qui l'occupent ; avec quelques interrogations dont il n'a jamais les réponses ; avec son cerveau capable de compter ; avec son énergie qui jointe à celle des autres permet de donner une certaine cohérence à cette foule qui avance… vers ou ?

 

Tout cela ne serait pas acceptable s’il n’y avait autre chose !

 

Ces corps sortis de la terre sont condamnés à retrouver la terre, mais alors à quoi cela sert de penser, si même nos rares instants d'élévation vers le cosmos n'auraient d'autres buts que de nous conforter dans notre inutilité.

 

À quoi cela servirait de marcher au milieu des autres, à notre place, avec des voisins, des gens devant nous qui nous montrent la route et d’autres derrière qui nous suivent, confiants.

 

Certains pensent qu'il n'y a rien d'autre. Est-ce par désespoir ou par conviction ? Ou parce qu'on leur a fait croire qu’il y avait un Dieu plein de bons sentiments et qu’ils n'ont pas reçu leur part de bonheur ?

 

Cela ne les dérange plus de penser qu'il n'y a rien d'autre, car ils ne se posent plus de questions sur la raison de « ce rien d’autre ».

 

J-LdL



23/08/2015
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