COURANT ALTERNATIF --- chroniques du Calavon

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L'ange gardien -1-

L’ange gardien - 1 - 

 

Nous venons de découvrir que cette notion de « plus » et de « moins » est purement artificielle quand il s'agit de la matière, de l'espace et du temps ; qu'il il y a continuité dans le positionnement de l'être humain sur le parcours de l'infinité ; qu’il n’y a qu’un infini qui englobe l'infiniment grand et l'infiniment petit, et que l'on ne peut savoir où commence l’un et où se termine l’autre.

 

Aucune rupture donc dans le développement de la dimension qui ne s'arrête jamais ; comme l’histoire de l'humanité, bien que celle-çi puisse faire étape sur un événement, qui n'est qu'une affaire d'hommes, à un certain moment et dans un certain contexte.

 

Nous essayons désespérément de nous définir en tant qu'individu, de donner une réalité à notre existence au milieu de celles des autres ; mais nous ne sommes sûrement que l'élément anonyme d'une foule, laquelle, indéfiniment, naît, vit, se meurt, coule comme un fleuve qui roule vers la mer et disparaît.

 

Emporté par le courant du perpétuel, nous n’aurions donc le droit qu’au très court instant d'une existence insignifiante.

 

Ce constat ne s’inscrit pas dans la problématique habituelle de la relation entre « Dieu » et l’être humain, qui considère que celui-ci est l'élément essentiel de l'univers. Penser que l'homme est le point de convergence de toutes les énergies cosmiques, est au pire, une certaine forme d'arrogance. Tout d'abord parce que nous n'avons pas d'explication quant à la présence humaine, en particulier dans son rapport avec la nature, avec les autres et avec la métaphysique.

 

Ensuite, nous ne pouvons que nous rendre à l'évidence : cette créature est un échec, si on la jauge à l'aune de nos valeurs.

 

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La difficulté vient du fait que nous donnons à Dieu une dimension humaine ; que pour le faire accepter, nous le décrivons avec des mots et des sentiments d’hommes ; et qu'à force de vouloir utiliser le symbole « pour faire comprendre », nous le transformons en axiome, puis en dogme ; et cela débouche sur une philosophie religieuse qui nous aide, certes, à supporter notre destinée, mais qui est particulièrement aliénante, car elle ne laisse la place à aucune autre hypothèse. 

 

N’aurions-nous alors aucune possibilité de « communiquer » avec le COSMOS ? C’est-à-dire de nous transcender, de nous élever vers un niveau de conscience supérieur qui permette à notre énergie cosmique personnelle de se revitaliser auprès de l’énergie dont elle est issue. 

 

Le créateur est d’une dimension inmesurable, au-dessus des sentiments que peuvent exprimer notre langage et nos pensées. Par essence même il est le tout ; il est avant le commencement ; il est le mystère, l’obscurité et la lumière. C’est la raison pour laquelle, conscient de la terrifiante puissance de l’univers qui l’entourait, et de celui qui l’avait créé, l’être humain, depuis des temps immémoriaux a essayé de se libérer par la prière sous toutes ses formes. 

 

En particulier, et cela apparaît dans toutes les traces que l’on a retrouvées des époques bien avant la nôtre, l’homme a eu besoin d’intermédiaires. 

 

C’est alors qu’est apparu l’ange gardien ! 

 

J-LdL

 



27/11/2016
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