COURANT ALTERNATIF --- chroniques du Calavon

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Le bal des jaloux

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bal des jaloux

 


Oui, l’ultra-libéralisme ne nous convient pas !
Oui, le rendement à n’importe quel prix, le pouvoir tout puissant de l’argent, la spéculation dans tous les domaines, ce n’est pas acceptable. Et tous ces salariés qui arrivent difficilement à vivre, ces retraités qui cachent leur misère, ce n’est pas digne d’une société moderne.

S’il vous plaît, arrêtons cette chasse contre les ‘riches’, cette jalousie permanente, presque haineuse, à l’encontre de ceux qui gagnent, ce climat délétère développé par une petite frange de la population malade de sa non-réussite et de ses échecs personnels.

Soyons réalistes : notre pays est l’un de ceux où la répartition des richesses, le partage est le mieux fait ; où la solidarité est remarquable ; où les avancées sociales, les aides, les rattrapages, les compensations sont les plus généreuses.

Alors on en a assez de ces petits syndicats ultra minoritaires mais bien placés et souvent déjà bien nantis par rapport à d’autres, qui paralysent la France pour avoir encore plus de privilèges ; on en a assez de ces partis politiques qui par démagogie, en ont plein la bouche ‘de ces riches qu’il faut faire payer’, on en a assez de cette suspicion permanente, de cet opprobre à l’égard de ceux qui travaillent, qui imaginent, qui investissent, qui risquent, qui se battent pour réussir et gagner de l’argent.

Et que voit-on, à droite comme à gauche, des hommes politiques bien pensants et bien assis dans leur confort, proposer de nouvelles formules d’appropriation, des taxes, des impôts, des prélèvements divers pour financer leur grand fantasme de la solidarité nationale. 

Il est vrai que nous devons prendre en compte une nécessaire augmentation des salaires et des retraites, ce qui ne va pas en aucune manière nuire à nos capacités d’exportations. L’Europe devra, comme elle le fait pour l’espace Schengen, rétablir une certaine discipline, quant aux importations à bas prix et à basse qualité, qui ont ruiné toutes, ou presque, nos petites entreprises.

Des financements de solidarité seront maintenus, après une remise à plat totale de ce fameux contrat social ; des économies seront faites grâce à une gestion beaucoup plus sérieuse et moins idéologique et une lutte sans merci pour récupérer les 15 milliards d’euros, chaque année, volés, par la faute d’une administration souvent trop laxiste devant les malversations de certains citoyens.

Toutes ces problématiques doivent s’accompagner, non pas d’une certaine justice, mais d’une certaine logique financière, qui autorise le gouvernement à taxer les plus riches fortunes, les plus grosses tractations. Ceci ne sera en rien confiscatoire pour tous ceux qui sont les moteurs du développement de notre économie.

L’Etat devait se réformer, faire des économies autant sur son train de vie que sur les effectifs de ses fonctionnaires. Peu, très peu a été fait ; les dépenses inutiles perdurent ; les réformes territoriales sont réduites par la faute des élus locaux, sénateurs, députés, conseillers régionaux et généraux, présidents de syndicats, d’E.C.P.I etc. qui refusent de perdre leurs privilèges.

Pour conclure, relancer un nouveau contrat social, c’est-à-dire empiler d’autres prélèvements sur ceux qui existent déjà, serait une grave erreur. On finit par ne plus savoir qui a le droit à quoi. Seuls, les plus malins, bien conseillés, arrivent à cumuler des aides tout en continuant à travailler au noir.

Ayons le courage de tout remettre progressivement à plat, de supprimer tout ce qui ne pousse pas à travailler, de reconsidérer des aides qui n’ont pas à être, de reconcentrer les moyens sur des points essentiels : les salaires et les retraites des moins bien nantis.

JLdL



05/05/2011
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