COURANT ALTERNATIF --- chroniques du Calavon

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Mourir... pour quoi faire !

 

 

Mourir... pour quoi faire !


La personne qui vous a accompagnée dans la vie n'est plus là. Elle a été votre complément indispensable, votre raison d'être et d'agir, elle a participé à votre équilibre sans même que vous vous en rendiez compte. Subitement, sans préavis, elle vous a quitté. Vous ne la voyez plus, vous ne pouvez plus lui parler, rire avec elle, mais cependant elle est en permanence dans votre tête, dans vos yeux. Chaque jour vous croisez des souvenirs, des images fulgurantes, des réminiscences de ce que vous avait fait avec elle.


Heureusement, pour vous consoler, vous vous dites qu'elle est là près de vous, mais vous n'en êtes pas sûr, vous essayez de vous convaincre, vous vous accrochez désespérément à cette idée, seule manière de croire à l'immortalité et donc à la justification de votre vie.

 

Cela vous permet de continuer à exister !

En fait, le choc que vous avez subi explique votre état de désespérance, état parfaitement logique. On dit toujours qu'il faut faire son deuil, c'est-à-dire se créer un nouvel équilibre pour prendre en compte son malheur et l'intégrer d'une manière ou d'une autre à son existence. Il est nécessaire de retrouver une attitude plus positive, une nouvelle harmonie, de développer une adaptation plus réaliste et moins émotionnelle.


Ce choc vous a ouvert de nouveaux horizons ; il vous a obligé à réfléchir, à vous plonger dans une spiritualité que vous n'aviez peut-être pas jusqu'alors. Des petites cases dormantes de votre cerveau se sont subitement mises à vivre et elles se sont connectées au mécanisme général de votre pensée. Vous avez pris une nouvelle dimension, vous êtes passé à un niveau supérieur de conscience.

Le constat que vous devez faire est simple : d’une part, vous avez perdu celui ou celle qui a été votre vie pendant des années et, d’autre part, maintenant vous êtes seul.


La convergence, l’interpénétration de ces deux événements a déclenché un processus de déstructuration psychique que vous devez maîtriser.


Il y a un traitement purement physique à appliquer afin que vos neurones se reconditionnent : casser la spirale de votre solitude, revenir dans le tissu social, vous aérer, vous libérer.

 

Il y a une nouvelle spiritualité à acquérir en maîtrisant et en exploitant votre émotionnel afin que puisse se développer un nouveau rapport, plus proche, plus ouvert avec le cosmique, on pourrait dire avec Dieu pour ceux dont c’est la référence.


Ne voulant pas croire que vous êtes Dieu vous-même, que vous avez votre libre-arbitre, que vous êtes capable de faire, à la fois, les questions et les réponses à vos interrogations, conscient de votre extrême faiblesse, diminué par vos angoisses existentielles, vous êtes obligé de vous retourner vers quelqu’un qui pourra vous sauver. Car il s’agit bien de cela, seul vous aurez du mal à vous restructurer au plan physiologique et à éclairer votre spiritualité.


Regardez autour de vous, ces hommes et ces femmes, cassés par la vie et par la mort, enfermés dans une tour de verre dont ils n’arrivent plus à sortir, seuls au milieu d’une foule incapable de les comprendre, condamnés à s’éteindre peu à peu, arbre mort dont les branches pourrissent jusqu’au tronc qui s’effondre.


C’est cela que vous voulez être ? Cherchez bien, il y a encore dans votre regard une petite lueur d’énergie, d’espoir, d’envie. Vous êtes femme, vous êtes homme, vous n’êtes pas une loque qui se traîne, définitivement abattue par sa tristesse. Vous pouvez pleurer, vous révolter, haïr, mais vous pouvez aussi vous battre.


Si vous croyez à un autre destin, vous pouvez rejoindre par la pensée celui ou celle qui est parti au-delà de votre imagination mais dont le souvenir est incrusté dans votre cerveau.


Vous pouvez aussi faire une rencontre : une envoyée de Dieu chargée de vous rappeler qu’il y a encore dans votre coeur de l’amour à donner.


Et si vous ne croyez pas à tout cela, cela signifie que vous ne croyez pas en vous-même, que vous considérez que votre existence est une virtualité, qu’elle ne vous appartient pas, qu’elle n’a jamais commencé et donc naître et mourir ne rime à rien.


Souvenez-vous de ce chant : ‘des profondeurs, je crie vers toi Seigneur ; écoute mon appel’.
Vous devez crier.

 

JLdL



16/01/2012
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