COURANT ALTERNATIF --- chroniques du Calavon

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Oublier sa tristesse - 2 -

OUBLIER SA TRISTESSE - 2 -

 

Nous devons donc accepter d’une manière positive ce que le cosmos a organisé : une symbiose métaphysique entre la vie et la mort, la réalité d’une vie, confrontée au mystère de ce qu’il y a après !

 

Cette raison nous dépasse. Notre réponse à cette question ne peut être que l’optimisme ; lequel comme le dit VOLTAIRE, ne devrait pas nous inciter à croire que notre monde est parfait, car il est bien loin de l’être ; mais qui peut nous donner la force, la volonté d’accepter que Vie et Mort, joie et tristesse, terre et cosmos, dieux de toutes sortes, forment un tout ; et que ce tout est en nous. 

 

Nous nous posons des questions et nous savons que nous n’aurons jamais de réponses sur cette terre, et que ce mystère est aussi infini que la galaxie peut l’être. Nous refusons les explications sectaires ; nous avons un certain doute quant à celles des grandes religions ; nous pensons que la première démarche à faire, est de réfléchir, de nous livrer à la méditation ; d’écouter les voix de l’intérieur, échos des voix de l’extérieur, de toutes ces ondes qui gravitent dans l’univers. 

 

Cette ouverture vers la spiritualité est nécessaire ; elle est en effet le seul moyen de nous élever au-dessus de notre condition totalement terre à terre ; et par là même, cela va nous aider à supporter les contraintes d’une vie bien compliquée. 

 

Nous sommes tous des êtres « finis » dans le sens que donne SPINOZA à ce mot, confrontés à une perte infinie, DIEU, c’est-à-dire le COSMOS, cette énergie cosmique qui a fait l’univers ; qui est l’univers, qui est la vérité. 

 

SPINOZA estime que, quels que soient les efforts de l’homme pour son existence, la puissance des causes extérieures le dépasse. On ne peut se révolter devant cette évidence. Il faut admettre ce qui arrive, à nous-même et à tant d’autres et ceci, indéfiniment. Ce n’est pas du fatalisme, c’est tout simplement obéir à la raison. 

 

La méditation, c’est-à-dire la recherche d’une certaine explication, peut redonner le sourire à toutes celles et ceux qui l’on perdu. Elle permet de reprendre le dessus sur l’événement. Ce dualisme bonheur-malheur appartient aux principes irréductibles de l’univers. Cela ne peut que nous conforter dans l’espérance de « quelque chose » après la mort ; d’une relation tout aussi irréductible entre l’être qui nous a quittés et nous-même.

 

Oublier sa tristesse, ce n’est pas oublier nos morts.

 

J-LdL



06/08/2018
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